Si vous êtes en couple monogame exclusif, comment savoir si vous pourriez envisager une non-monogamie consensuelle donnant la capacité d’avoir des relations sexuelles et émotionnelles avec d’autres partenaires ?

Il existe autant de façons de vivre une relation non-monogame qu’il existe de personnes.

Même si des modèles existent, chaque relation entre deux personnes est unique. Ce sera donc à vous et votre partenaire de définir les contours de l’ouverture de votre relation. Il vous faudra tout d’abord comprendre comment vous et votre partenaire définissez l’ouverture sexuelle, ainsi que l’exclusivité sexuelle.

Prenez le temps de discuter ensemble et d’exprimer ce qui vous semble correct et ce qui ne l’est pas. Ces sujets de discussion autour de vos sentiments, vos émotions et votre sexualité permettent de définir les attentes et les limites de votre relation. Ces conversations sont importantes : ne serait-ce que pour en conclure que vous avez l’intention de rester monogame.

La non-monogamie ne pourra jamais sauver une relation défaillante.

Pour un trop grand nombre de couples, devenir non monogame sera le dernier effort pour redonner vie à une relation défaillante. Si vous vivez des problèmes majeurs, si vos différences sont un obstacle ou si votre couple rencontre d’importants problèmes de communication, l’ouverture de votre relation va très certainement aggraver cela et ne rien améliorer. Très logiquement : chaque relation satisfaisante hors du couple ne fera que mettre en exergue votre insatisfaction au sein du couple.

La non-monogamie peut améliorer encore une relation déjà bonne.

La non-monogamie consensuelle peut certes, ajouter du piment à une relation saine, mais également de l’épanouissement.

  • Cela peut être une voie qui vous permettra de vaincre votre « peur de l’abandon ».
  • Ça peut être un soulagement de ne plus être la seule source de plaisir et de satisfaction sexuelle de son/sa partenaire.
  • Vous aurez plus de temps pour vous
  • Ça peut être enrichissant sexuellement et culturellement pour vous et votre couple

Mais la principale amélioration est ici : la non-monogamie consensuelle améliore la communication au sein du couple. Ce type de relation exige beaucoup de discussions, de négociation et de partage d’expériences. Très vite ces habitudes de communication concerneront d’autres domaines de la relation et plus uniquement votre vie sentimentale et sexuelle.

La non-monogamie demande des efforts.

Vous allez sans doute devoir lire beaucoup d’articles et de livres, participer à des réunions, parler à d’autres couples non monogames et peut-être aussi travailler avec un thérapeute ou un coach.

Vous aurez peut-être à affronter et vaincre des sentiments profonds et intenses comme la jalousie. Vous allez devoir faire preuve d’honnêteté avec tous vos partenaires. Enfin vous devrez ne faire prendre aucun risque lors de vos pratiques sexuelles.

Il est important de ne pas oublier que la non-monogamie reste encore stigmatisée  dans de nombreux milieux (« femmes légères » et « hommes coureurs »). Réfléchissez à la façon dont vous et votre partenaire aborderez ce sujet en public.

Les couples monogames peuvent apprendre des couples non monogames.

Même si vous et votre partenaire êtes arrivéEs à la conclusion que la non-monogamie n’est pas pour vous, il y a tout de même beaucoup de choses que vous aurez appris de tout ceci.

La plus importante : Vous aurez appris à communiquer  en grande transparence avec votre partenaire à propos de sujets, comme votre sexualité ou vos sentiments, que peut-être vous n’auriez jamais abordés dans d’autres circonstances.

 

Les autres articles sur le polyamour

Publicités