Traduction personnelle d’extraits de l’article « We Need to Talk About the Disparities that Bisexual People Face »
http://www.care2.com/causes/we-need-to-talk-about-the-disparities-that-bisexual-people-face.html

Un quart des hommes bisexuels et près d’un tiers de femmes bisexuelles (30%) vivent dans la pauvreté. Comparez cela à des hommes hétérosexuels (15%) et les femmes (21%), ou les hommes homosexuels (20%) ou lesbiennes (23%) et nous commençons à voir un écart troublant.

Concernant l’emploi, les bisexuelLEs semblent souffrir plus ou moins des mêmes niveaux de discrimination que les gays et les lesbiennes, mais près de 60 pour cent des bisexuels disent avoir entendu des commentaires négatifs au sujet de leur sexualité pendant le travail. En conséquence, les personnes bisexuelles sont presque deux fois moins susceptibles de faire un coming-out auprès  leurs collègues par rapport aux personnes gays et lesbiennes. Cela pourrait conduire à plus de stress au travail, ce qui peut empêcher les bisexuels avancer aussi loin dans leur carrière et peut être préjudiciable à leur santé physique et mentale globale.

L’emploi n’est pas le seul domaine dans lequel les bisexuelLEs sont moins bien lotis. En bref, le rapport note que les personnes bisexuelles sont statistiquement beaucoup plus de chances d’être victime d’un crime de haine que leurs homologues gays et lesbiennes. Dans le même temps, cependant, les bisexuels sont environ trois fois plus susceptibles de subir de la violence policière lors de la déclaration des agressions subies.

Les bisexuelLEs sont aussi beaucoup plus susceptibles de subir des violences conjugales, les femmes bisexuelles en particulier. Les victimes bisexuelLEs ont souvent tendance à être plus jeunes que la moyenne et, la majorité des bisexuelLEs victimes de viol ont été agressées entre 11 et 24 ans.

En outre, les hommes bisexuels sont environ 6,3 fois plus susceptibles d’envisager le suicide que les hommes hétérosexuels, et légèrement plus que les gays qui sont 4,1 fois plus susceptibles de considérer le suicide par rapport à leurs homologues hétérosexuels.

Certains de ces problèmes pourraient être mis au fait de l’effacement :  les bisexuelLEs ne sont souvent pas définiEs par leur sexualité réelle, mais par le sexe de leur partenaire. Ils sont alors considérés comme gay, lesbienne ou hétéro alors qu’ils/ells ont des besoins et des vulnérabilités particulières.

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