Personnellement je trouve très sain que beaucoup d’hommes s’intéressent à ce qui touche, de près comme de loin, le féminisme.
Certes, ils ne sont pas tous, loin de là, féministes mais un sujet qui ne fait pas débat est un non-sujet.

Il y a quelques mois, beaucoup d’hétérosexuel-le-s s’intéressaient fortement au mariage pour les couples de même sexe. Pour autant personne ne leur a dénié le droit de parole.
Les débats furent durs, souvent d’un niveau pitoyable venant des opposants, mais l’ensemble de la société n’a pu y échapper. La France n’en sort pas divisée (elle l’était déjà…) mais ses citoyen-ne-s en sortent tous informés (plus ou moins bien) sur le sujet. On constate même que des personnes qui ne s’y intérressaient pas, ont fini par intervenir dans le débat face à l’homophobie qui se dégageait des propos de bon nombre d’opposants.

Il me parait donc utile et sain que quand un sujet est sociétal (et la prostitution est un sujet sociétal) l’ensemble de la population :
– s’y intéresse : Parce que c’est un choix de société qui est en jeu,
– soit informé : Parce qu’au-delà des croyances, des rumeurs et des à-priori, il existe des faits et des chiffres que 99% d’entre eux ignorent,
– participent au débat public: parce que plus on parle d’un sujet, plus la réflexion est poussée.

Il n’y aura sans doute pas plus d’hommes féministes par la suite, mais leur dénier le droit à la parole pour la seule raison qu’ils ne sont pas des femmes, ce n’est pas ainsi que je conçoit une société féministe. Cela ressemble plus au (mauvais) roman de Bernard Quiriny « les assoiffées », où la Belgique devenue « Empire féminsite », ne permet aux hommes d’être citoyens qu’à la condition qu’ils demandent à être castrés http://www.linternaute.com/livre/roman-litterature/bernard-quiriny-interview-de-bernard-quiriny/

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