« Filles de nos pères, épouses de nos maris, mères de nos fils, nous ne rejetons pas les hommes. » Les Antigones.

Adaptons leur citation à mon cas personnel : Je suis père d’une fille, mari d’une épouse et fils d’une mère et je suis féministe. Cela donne donc : « Père de ma fille, mari de mon épouse, fils de ma mère, je ne veux pas être rejeté par les femmes. »

Cela prend une autre dimension. J’y entends que, moi, Homme (avec un H majuscule, qui rime avec ridicule), j’aurais une quelconque autorité morale sur ma fille et mon épouse, que ma mère m’aurait élevé (éduqué ?) dans ce sens et que, en tant qu’homme, je me sentirai rejeté par les femmes quand elles sont féministes.

WTF ? (What the fuck ?) comme dirait mère Thérésa.

–          Je n’ai AUCUNE autorité morale sur mon épouse. Parce que, tout bonnement, je respecte à la lettre un texte qui fait autorité et qui dit « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. ».

Les Antigones ont-elles noté la présence du mot « libre » dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (avec un h minuscule, qui rime avec testicule) ?

–          Je n’ai aucune autorité morale sur ma fille. Parce que, tout bonnement, je respecte à la lettre un texte qui fait autorité et qui dit « Les Etats parties respectent le droit de l’enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion. ».

Les Antigones ont-elles noté la présence du mot « liberté » dans l’article 14 de la Convention internationale des droits de l’enfant ?

–          Ma mère ne m’a nullement éduqué (élevé ?) dans ce sens. Comme beaucoup de mères dans le monde, elle m’a appris qu’il faut moucher son nez, se brosser les dents et dire bonjour à la dame, etc. La liste complète de ce qu’elle m’a appris est dans la chanson de Dutronc. Le reste du temps, elle me laissait libre de faire, dire et penser ce que je voulais.

Sans déconner, c’est vraiment ça qu’elles demandent ? Un monde où la moitié de l’humanité a autorité sur l’autre moitié ?

Hey les filles ! On en vient de ce monde-là ! Souvenez-vous du temps ou une femme n’avait pas le droit de voter, pas le droit de travailler sans l’accord de son mari, pas le droit d’avoir un chéquier à son seul nom , pas le droit d’être enceinte seulement quand elle en avait envie.

Vous ne vous souvenez pas ? C’était avant le 13 juillet 1965,  LISEZ !

Souvenez vous du temps où elle avait juste le droit de fermer sa gueule devant les hommes (avec un h minuscule, qui rime avec crapule).

Et puis c’est quoi ce truc là, de se définir par rapport à son mec, son fils et son père ? Elles n’existent pas sinon ?

Quelques liens pour compléter ce billet d’humeur :

 

Publicités